En voyant ce titre vous allez vous dire que je suis complètement instable, n’est-ce pas ?

Et bien… Oui !

 

 

Enfin, ce choix est mûrement réfléchi. Je trouvais le précédent podologue très bon. Il correspondait à ce que j’avais appris à mon stage PEL et était très sympa. Oui, l’amabilité compte.

Cependant, il y avait trois problèmes non négligeables :

 

  • Il reportait tout le temps ses passages et avait prévu sa dernière tournée dans notre écurie l’avant veille.
  • Il ne répondait jamais aux messages. Quand on a un cheval a problème, on a besoin de conseils pour ne pas faire de bêtises… Ou tout simplement être rassuré. Le service après-vente compte beaucoup au final. Sans harceler le podologue non plus…
  • Ma jument boitait pendant 15 jours après ses passages. Enfin n’exagérons pas le mot boiter… Elle ne voulait plus marcher. Quand on la forçait, elle marchait avec une grande sensibilité pendant 15 jours.

 

Les deux premiers points peuvent être relativisés. Je n’aurais jamais changé de podologue pour ces deux raisons qui n’entraînaient qu’un manque de confort personnel de vie.

C’est à cause du dernier point que j’ai pris cette décision.

Quoi que ce podologue me dise, quand j’avais un cheval parfait depuis deux/trois semaines, avec qui les objectifs de travail revenaient puis, que cinq minutes après son passage, je retrouvais, de nouveau, la situation « pieds nus sensibles et on remet tout en question » , j’en suis venu à me poser des questions…

Ma jument est si sensible ou c’est le podologue le problème ?

Oui, elle doit marcher sur sa paroi et non sur sa sole quand tout va bien… Mais… dois-je y aller si fort et la faire souffrir ?

C’est quand j’ai vu les autres chevaux de l’écurie devenir sensibles, jamais sensibles en temps normal, pieds nus depuis longtemps, que je me suis dit, ma jument n’est peut être pas si sensible et ce n’est peut-être pas elle le problème. C’est peut-être le podologue…

Je me suis dit qu’il n’y avait qu’une seule façon de tester : tenter un nouveau podologue, dont je connais la méthode (PEL) et voir si cela ne va toujours pas après.

Et c’est ce que j’ai fait !

 

 

Verdict : j’ai eu l’impression d’être une très mauvaise propriétaire. Je suis loin de de l’idéal PEL. Ma jument aurait des problèmes dont j’ai une ignorance complète : élastose, décente discale, etc. J’ai dû acheter de l’Algohm et, si j’écoutais tout, je devrais arrêter les céréales pour l’élastose. Je ferai un article sur le « sans céréales » plus tard, n’étant pas complètement convaincue aujourd’hui. Non pas que je n’en rêve pas, mais une jument de l’écurie a fait de l’élastose lors du sa seule période sans céréales… Donc que penser ? Ce n’est pas le sujet de cet article, je m’égare…

 

***

 

Hormis ce sujet, j’y ai eu de nombreux points positifs avec ces podologues (ils travaillent à deux) :

  • Ils font une vidéo avant/après de la marche du cheval et des photos avant/après du parage. Un bon moyen pour comparer et voir l’évolution de la marche et des pieds.
  • Ils sont très disponibles pour répondre et à l’écoute.
  • Ils donnent d’autres conseils pour améliorer le bien-être du cheval.
  • Ils sont ponctuels.
  • Ils sont très organisés d’un point de vu planning.
  • Le tarif est plus que raisonnable.
  • Ils font un parage PEL qui me convient.
  • Et le dernier point le plus important : ma jument n’a pas eu de problème et pouvait continuer sa vie de tous les jours après le parage. OUI !

 

 

Le parage me convient, convient à ma jument, ce n’est que du positif !

Ensuite, à moi de me renseigner pour savoir si je dois mettre ma jument à l’alimentation sans céréales et lui donner les compléments PEL préconisés. Pour l’instant, je pense que nous n’avons pas assez de recul car ces conseils sont trop récents. Il n’y a pas un cheval de 40 ans qui a vécu toute sa vie avec ces bons conseils et qui donc peut me prouver l’efficacité pour le bien-être et les pieds de ces compléments. De plus, je n’ai eu qu’un seul vétérinaire en référence, celui qui vend les fameux produits… Il me faudrait des écrits d’autres « professionnels » ou « connaisseurs ».

 

***

 

En attendant, j’ai été satisfaite du travail de ces podologues PEL donc je vais les conserver. Je suis rassurée de voir que ma jument peut restée pieds nus après parage et ne semble plus souffrir. Du moins, « en apparence », vu qu’elle n’aurait pas la bonne alimentation.

J’espère ne plus avoir à changer de podologue avant très longtemps !

 

 

Avant une époque où ce sera devenu un métier « légal » et qu’il y aura pléthore de choix. Car pour l’instant, il est très difficile d’avoir un cheval pieds nus dans ce monde… Et si ce n’est monde, dans cette France…

 

La suite des aventures de ma jument pieds nus, c’est ici.

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